Retour sur une soirée historique lors de la Coupe de France 2005-2006

En cette veille des 8e des finales de la Coupe de France, saison 2018-2019, revenons sur une page de l’histoire du Club glorieuse avec ceux qui ont contribué à écrire cet exploit historique.

 

 

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Deux divisions séparent les 2 clubs

Ce match est resté dans les annales de la Coupe de France

« la patinoire était pleine à craquer dans une ambiance de fou »

«  Au hockey, chaque match commence à 0-0« 

En octobre 2005, pour les 16e de finale, les Aigles de LA ROCHE SUR YON, évoluant alors en Division 2, affrontent devant leur public de la patinoire Arago les Drakkars de CAEN évoluant en Ligue Magnus.

Deux divisions séparent les 2 clubs. Les yonnais n’en ont cure et ils ont raison.

En effet, ce match est resté dans les annales de la Coupe de France comme étant le premier affrontement à l’issue duquel un club de D2 a battu un Club de Ligue Magnus, exploit jusqu’alors jamais réitéré !

Ce soir-là, les Aigles se sont imposés 3-2, buts marqués par Jozef HOPJAK, Juraj OCELKA et Tomas KASPAR.

Juraj OCELKA, alors capitaine de l’équipe, se rappelle très bien de cette soirée, de sa volonté en tant que capitaine et joueur étranger à s’appliquer et s’impliquer pour montrer l’exemple à ses coéquipiers. Cela reste pour lui « un très bon souvenir. Battre une équipe avec deux divisions d’écart, cela n’arrive pas chaque jour. Cela n’était d’ailleurs jamais arrivé, c’était donc un match historique pour le Club et pour le hockey à LA ROCHE SUR YON ».

Ses coéquipiers, toujours présents au sein du Club, se souviennent aussi de cette soirée exceptionnelle.

Frédéric GRIMAUD se souvient qu’il s’agissait d’un mardi et que tous arrivaient à la patinoire après leur journée de travail.

Cyril SELIN, alors jeune attaquant dans l’équipe, ajoute être arrivé « pour un match comme un autre. Quand on est arrivé à la patinoire, les joueurs de CAEN étaient en préparation physique alors que nous allions prendre un café et que seuls certains jouaient au foot ».

Sébastien NIMER faisait partie de ceux qui jouait « au foot comme une bande de copains de D2 », lui qui se décrit comme un des « jeunes talents du Club à l’époque avec beaucoup d’insouciance, tout en profitant de tout le temps de jeu que le coach me donnait ».

Décalage de préparation également partagé par Benoit BARRETEAU qui revoit les Drakkars en plein échauffement hors glace, « très pro déjà avec cordes à sauter, échelle, etc., tous ensemble bien habillés de la tête au pied du même survêtement alors que nous, nous venions comme on voulait ». Il ajoute que « cela n’a pas changé notre motivation ni même notre talent ! »

Bertrand POUSSE était alors « l’entraîneur et le coach de l’Equipe pour la 3ème saison consécutive. J’avais renforcé l’Equipe et notamment la défense avec des joueurs d’expérience comme Erik MARINOV et Ratislav BLAHUT mais aussi avec le jeune Paul CHARRET très prometteur et issu de la formation rouennaise. Je possédais quelques joueurs locaux qui avait du talent et du caractère comme les jeunes Cyril SELIN, Benoît BARRETEAU ou Sébastien NIMER, et d’autres plus expérimentés comme Fred GRIMAUD ».

Lui aussi a été marqué par la différence de préparation physique entre les deux équipes. « Je me souviens que CAEN était arrivé avec son préparateur physique. Tous les joueurs étaient en tenue uniforme et leur échauffement d’avant match mené de façon très militaire m’avait impressionné. Mais je savais que nous avions une bonne équipe et que nous pourrions créer la surprise en faisant le dos rond parce que je possédais un atout incroyable en attaque avec ma doublette magique : Juraj OCELKA et Thomas KASPAR ».

Fred GRIMAUD, Benoit BARRETEAU et Sébastien NIMER insistent en termes identiques sur le fait que « la patinoire était pleine à craquer dans une ambiance de fou », « une patinoire remplie, noire de monde et un bruit de folie lors de chaque occasion » ce qui les a tous porté.

Bertrand POUSSE ajoute qu’il « ne se souvient plus clairement de toute la rencontre mais je me rappelle que j’étais comme sur un nuage ».

Tous les 4 ont gardé un grand souvenir de cette soirée avec un groupe « extraordinaire » au sein duquel beaucoup « sont restés amis ». Ils souhaitent que nos Aigles reproduisent l’exploit demain face aux Ducs d’ANGERS, même s’ils ont bien conscience que les Ducs sont en grande forme en ce moment puisque 3e de la Synerglace Ligue Magnus.

Sébastien NIMER concède que cela va être compliqué, surtout actuellement, mais rappelle que les Corsaires de DUNKERQUE ont bien battu les Dragons de ROUEN au tour précédent.

Juraj OCELKA ne se départit pas de son traditionnel « au hockey, chaque match commence à 0-0 »…

Bertrand POUSSE veut y croire aussi et insiste sur le fait que « au hockey, tout est possible sur un match et même si la Ligue Magnus reste un niveau au-dessus de la D1, le HOGLY possède une équipe solide capable de créer l’exploit ». Le Club l’a prouvé par le passé !

Alors, venez nombreux soutenir nos Aigles mardi 20 novembre à 20h00 à la patinoire Arago pour écrire une nouvelle page de l’histoire du Club en Coupe de France !!

Remerciements à toutes les personnes interviewées.
Interview réalisée par : AS Sarday 

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